La responsabilité sociétale des entreprises Un engagement pour assurer l’avenir de votre structure

La Grande Motte

La Grande Motte /Production réalisée avec Julie Daurel/j.daurel@orange.fr

En lien avec le plan d’action 2022 du CRTL, l’objectif d’une démarche RSE est de réussir une transition du tourisme dans toutes ses dimensions, et d’améliorer le fonctionnement général d’une structure ou d’une entreprise, la rendre plus efficace, plus résiliente et plus agile.

Qu’est-ce que la RSE ?

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est fondée sur l’idée que la responsabilité d’une entreprise va au-delà de la responsabilité juridique. Elle doit intégrer une stratégie sociale interne et une stratégie externe dans ses rapports avec la Société dans son ensemble.

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) également appelée responsabilité sociale et environnementale des entreprises est définie par la commission européenne comme l'intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et à leurs relations avec les parties prenantes (citoyens, consommateurs, fournisseurs, …).

Une entreprise qui pratique la RSE, va donc chercher à prendre en considération les enjeux économiques, sociaux, et environnementaux de son activité, et ses impacts sur la Société dans son ensemble et sur l’environnement, sur le long terme.

En d'autres termes, la RSE participe de « la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable ».

Mais concrètement, à quoi sert la RSE ?

Une démarche RSE permet d’avoir une vision à plus long terme, et de projeter son organisation. Elle comporte de trois types d’enjeux :

1/ Les enjeux économiques

Sur le plan économique, la démarche RSE participe à l’anticipation des risques, à l’amélioration de l’efficacité et à l’optimisation des coûts en faisant des économies de ressources (eau, énergie, matières premières). Elle est un vecteur de pérennisation de l’activité de l’entreprise sur le long terme.

2/ Les enjeux sociaux

Sur le plan social, la RSE traduit des améliorations quant au bien-être et la motivation des collaborateurs. Les actions mises en place visent à favoriser la qualité de vie au travail. Elle intègre également des valeurs en matière d’égalité, de non-discrimination et de juste rémunération. L’innovation sociale et managériale va permettre de développer la capacité d’adaptation de l’entreprise et d’attirer des talents et renforcer l’adhésion des salariés au projet.   

3/ Les enjeux environnementaux

Déployer une politique RSE, c’est également l’opportunité d’identifier mais surtout réduire les principales externalités négatives émises par l’entreprise. Ainsi, cela permet de développer sa capacité d’innovation, en prenant en compte des enjeux de durabilité dans le développement de nouvelles offres.

La RSE est donc un moyen pour le dirigeant de renforcer la performance globale de son entreprise et de garantir sa pérennité à court, moyen et long terme.

Appart city Tourisme Occitanie

Une démarche pour anticiper les démarches réglementaires

La loi « PACTE » (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) n°2019-486 du 22 mai 2019, favorise l’intégration de la prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux pour une entreprise.

Depuis sa promulgation en 2019, cette loi offre la possibilité, aux organisations qui le souhaitent, d’aller plus loin en matière de responsabilité sociétale. Elle leur permet, notamment, d’inscrire une « raison d’être » dans leurs statuts et d’adopter un nouveau modèle, celui de « société à mission ».

Ainsi, la loi PACTE s’inscrit dans 3 niveaux d’engagement :

1/ Intérêt social et prise en considération des enjeux sociaux et environnementaux - Obligatoire (Article 169 de la loi PACTE)

La prise en considération des enjeux sociaux et environnementaux de son activité

Toute société est gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité.

Le dirigeant de toute société doit réfléchir à la prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux, dans le cadre de la gestion de cette dernière.

2/ Raison d’être - Optionnel (Article 169 de la loi pacte)

La raison d’être : un engagement concret de la part de l'entreprise

L’entreprise parvient à mettre en œuvre une stratégie équilibrée conjuguant enjeux économiques, enjeux sociaux et enjeux environnementaux. Elle a mentionné dans ses statuts, du ou des principes sociaux et environnementaux, qu’elle se donne pour mission de poursuivre dans le cadre de la réalisation son activité.

La raison d’être se définit comme un engagement concret de la part d’une entreprise dans l’inscription de la RSE sur le long terme, et la gestion des impacts est au cœur de sa stratégie d’entreprise. Cet engagement permet d’avoir une meilleure image et de tisser des liens de confiance auprès des consommateurs. C’est une démarche positive qui contribue à la transparence de l’entreprise envers le public, de plus en plus soucieux des enjeux sociaux et environnementaux.

3/ Société à mission - Optionnel (Article 176 de la loi PACTE)

Entreprise à mission

L’entreprise a inscrit dans ses statuts, en plus du ou des principes sociaux et environnementaux qu’elle se donne pour mission de poursuivre dans le cadre de la réalisation son activité, les modalités d’exécution du ou des principes précités – c’est-à-dire la mission -.

Un comité de mission distinct des organes sociaux, devra être désigné pour s’assurer du suivi de l’exécution de la mission. Un organisme tiers et indépendant vérifiera l’exécution du ou des principes sociaux et environnementaux.

La qualité de « société à mission » pourra être déclarée auprès du Tribunal de commerce auprès duquel l’entreprise est enregistrée. C’est une qualité que toute entreprise, quelle que soit sa forme juridique, peut prendre.

Le troisième niveau de la RSE nécessite tout d’abord d’intégrer les deux premiers niveaux. Si vous souhaitez intégrer se 3ème niveau, il est nécessaire de répondre à un certain nombre de critères plus exigeants.

Comment me faire aider dans ma démarche ?

Vous êtes un OT / CDT / ADT

Pour passer à l’action, vous pouvez vous rapprocher de l’AFDAS afin de bénéficier d’un accompagnement personnalisé à la RSE. L’idée est de co-construire un plan d’action de développement durable sur l’Office du Tourisme et son territoire de compétence.

La prise en charge :

  • Offices de tourisme de droit privé de moins de 50 salariés : prise en charge AFDAS,
  • Offices de tourisme de droit privé de +50 salariés : 50% de prise en charge,
  • Offices de tourisme de droit public : se rapprocher de votre ADT/CDT.  

Votre contact au CRTL: Sophie Pirkin - chargée de mission tourisme durable - sophie.pirkin@crtoccitanie.fr

Vous êtes une entreprise touristique 

Adressez-vous à votre organisme de référence (UMIH, CCI, etc) pour tout conseil.

Plateforme collaborative dans les organisations engagées de l’Occitanie

Les labels et démarches RSE

ISO 26000

Cette norme est appliquée pour évaluer l’engagement des organisations en faveur du développement durable. En savoir plus

Label Engagé RSE

Réévalué tous les 1 an et demi, le label de l’Afnor est un label attribué pour 3 ans, reposant sur un référentiel de 55 critères d’évaluation. Il est basé sur le référentiel ISO 26000. En savoir plus

Label LUCIE

Réévalué tous les 3 ans, le label permet aux structures de travailler sur un seul référentiel via un audit de surveillance, de suivi et de mi-parcours. Il est basé sur le référentiel ISO 26000. En savoir plus

Label THQSE

Réévalué tous les trois ans, le processus de labellisation est construit en trois niveau (Bronze. Argent et Or). Il a son référentiel propre. En savoir plus

Label B Corp

Réévalué tous les 2 ans, le label B Corp s’obtient après avoir eu un nombre de points suffisants à un questionnaire de 200 questions portant sur des sujets de la RSE. Il a son référentiel propre. En savoir plus